Les déplacements sont calculés par minimisation de la DFD (voir
section 2.2.3). Contrairement aux approches de codage, une
déformation arrière (équation (2)) est effectuée.
En effet, dans la déformation avant (équation (1)),
le domaine
sur lequel on somme les DFD dépend des
paramètres de déplacement. Ceci n'intervient pas lorsque les nœuds du
maillage sont forcés à rester sur les bords de l'image, mais a une
influence sur le résultat dans notre cas, où le maillage est une sous
partie de l'image. En effet, le nombre de pixel considérés varie, ce
qui peut conduire au problème suivant: dans des régions présentant un
faible contraste, la minimisation de la DFD consiste en fait à
minimiser le nombre de pixels sur lequel s'effectue la sommation, ce
qui correspond au resserrement du maillage sur lui-même. Dans le cas
d'une déformation arrière, la sommation fait toujours intervenir le
même nombre de pixels, ce qui élimine le risque d'une telle
dégénérescence.
Comme souligné au paragraphe 2.2.3, l'approche par
minimisation de DFD se base sur une hypothèse classique d'invariance
des niveaux de gris. La minimisation de ce critère utilise une
méthode de descente de gradient au 1
ordre. Comme toute
méthode de descente de gradient, il existe un risque de converger vers
un minimum local, spécialement lorsque l'initialisation est éloignée
du résultat. Pour remédier à cela, nous utilisons un processus de
multirésolution. Les images de référence sont réduites par filtrage
gaussien et sous-échantillonnage d'un pixel sur deux en largeur et en
hauteur. On obtient ainsi une pyramide d'images correspondant à des
réductions de l'image originale de facteurs 1, 2, 4, etc...dans chaque
dimension. Sur l'image la plus réduite, la minimisation conduit à une
estimation grossière des déplacements. Ceux-ci sont mis à l'échelle
de l'image d'échelle supérieure, pour affiner les résultats, et le
processus est répété jusqu'à arriver à l'image originale.
L'utilisation de la DFD seule n'assurant pas la stabilité des
résultats, nous avons aussi introduit une contrainte de rigidité
pénalisant les variations de la longueur des arêtes du maillage: